Une réflexion à propos de l’empathie

Être empathique tout le temps c’est ouvrir la porte au tout venant ?

La croyance générale pense que nous devons être empathiques pour mieux interagir avec les autres. Que si nous ne le sommes pas, cela veut dire que nous faisons preuve de froideur et d’insensibilité. C’est faux, puisque nous avons notre propre vie émotionnelle qui nous permet d’être en lien les uns avec les autres. Nous n’avons pas besoin en plus d’investir la vie émotionnelle de l’autre car rappelons-le, être empathique c’est la capacité à ressentir ce que vit l’autre et se mettre à sa place.

Comme le dit la définition du dictionnaire, l’empathie est une capacité. Ce n’est pas une qualité. Cette capacité nous permet de nous syntoniser sur la fréquence d’une autre personne et d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle.

L’empathie : c’est accepter de vivre en soi ce que vit l’autre.

Avons-nous vraiment besoin de ressentir la même chose que l’autre ? Ce qu’il nous faut, c’est cultiver certaines qualités jusqu’à un certain degré ce qui nous permettra d’ajuster notre empathie.

Pour comprendre et aider quelqu’un, il faut savoir écouter et accueillir cette personne. Qu’il s’agisse d’un membre de votre famille, d’un consultant ou d’un ami, il est important de pouvoir garder une relative paix intérieure, un certain détachement bienveillant car si nous nous laissons trop toucher par le vécu de l’autre, notre posture intérieure perd de sa justesse et diminue notre capacité d’aide.

L’empathie peut-elle fragiliser notre santé physique, psychique et énergétique ?

Une psyché plus fragile est plus perméable à un environnement négatif.

Qui dit vibration dit information.

Cela veut dire qu’en se syntonisant avec une personne qui souffre, sur un plan physique, psycho-mental ou psycho-émotionnel ou les trois réunis, nous allons « momentanément » porter en nous cette information de souffrance, de troubles ou de dysfonctionnements.

Nous pouvons aller jusqu’à ressentir des douleurs physiques et un état émotionnel qui appartiennent à l’autre personne.

En répétant régulièrement ce processus empathique, nous allons modifier notre champ vibratoire et notre subconscient sur un pattern négatif.

Dans cet état empathique, nous n’avons pas la capacité de dissoudre le mal-être des autres. En revanche, nous avons la capacité de dispenser une énergie de lumière purifiante, régénérante et harmonisante.

Il est très tentant de laisser ce processus empathique actif car cela nous fait ressentir quantité de choses et cela donne véritablement l’impression que l’on peut mieux aider l’autre grâce aux informations et aux ressentis perçus.

Mais… tant que l’on reste dans ce processus empathique, cela nous empêche ou nous freine dans le développement de nos réelles capacités de perception (clairvoyance, clairaudience, intuition…).

Il est tout à fait possible de voir, percevoir, entendre sans passer par le ressenti.

Nous entendons parfois dire : « oui mais chez moi l’empathie c’est naturel » ou « c’est plus fort que moi. ».

Le capitaine à bord de votre véhicule incarnationnel c’est vous et c’est donc vous qui avez la main pour modifier certains paramètres et habitudes internes.

Pour arrêter cette syntonie empathique, il suffit de le décider avec volonté et fermeté et de se le répéter autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que cet automatisme soit désactivé. Si le processus empathique survient pendant un soin, vous prenez le temps intérieurement de raffermir votre décision et de dire stop, puis vous revenez au travail de soin.

L’empathie : une source d’erreur potentielle ?

Il y a également un piège subtil concernant le ressenti que l’on obtient via l’empathie.

Même en se syntonisant parfaitement bien à l’autre, même si nos fréquences sont identiques, l’information transmise lors des échanges d’ondes et de vibrations d’une personne à l’autre va passer par notre psyché (subconscient/conscient) et toutes les informations retranscrites en nous sont passées par nos différents filtres.

Comment savoir alors si tout est juste ? Cela prendrait beaucoup de temps de faire le tri, de nous examiner en profondeur pour savoir par quels prismes de déformations est passée l’information.

Par l’écoute, l’observation, un sain détachement et une profonde bienveillance, nous apportons à l’autre la meilleure version de nous-même, la vibrance de la lumière et la chaleur d’un cœur aimant.

J’ai conscience que cette réflexion va à contre courant des écrits actuels. Mais ne devrions-nous pas parler de « détachement et de bienveillance » plutôt que d’« empathie » ?

Cette réflexion est une invitation à cultiver notre détachement et notre bienveillance afin de nous élever au dessus de nos propres lourdeurs émotionnelles. Plus qu’un geste, cet acte de cœur et de volonté nous élève dans notre clarté intérieure et nous aide à devenir un meilleur être humain et donc un meilleur thérapeute.