Aux enfants devenus grands…

Je reçois régulièrement des enfants et des ados dont la sensibilité est particulièrement élevée.

Ces enfants et jeunes adultes sont très souvent stressées et angoissées.

Lorsque nous sommes dans cette état de haute sensibilité, cela veut dire que nous captons plus d’informations provenant du réel qu’une personne à sensibilité dite « normale ».

Lorsque la quantité d’informations est trop importante, ce ne sont plus des informations que notre conscient traite, ce sont des agressions.

Et ce qui peut arriver lorsque nous sommes enfants à haute sensibilité c’est une sorte d’incompréhension envers nos parents qui ne nous protègent pas comme nous le souhaiterions. Mais nos parents ne peuvent pas nécessairement comprendre cette massive entrée d’informations qui sur-stimule notre système et qui peut générer des angoisses et un stress constant.

En tant qu’enfant, nous pouvons nous sentir vulnérable car nous comprenons que nous n’avons ni la capacité de gérer nos problèmes, ni la puissance de le faire, ni les moyens. En effet, toute cette gestion revient à nos parents qui font « de leur mieux » et selon leurs valeurs, leurs croyances, leurs forces et leur fragilités pour nous protéger et subvenir à nos besoins.

Alors parfois, les enfants que nous étions ont pu éprouvé un sentiment d’injustice envers nos parents et un sentiment d’impuissance envers la vie.

Si vous avez été un de ces enfants et que vous avez gardé un vous un sentiment d’injustice et de rancœur envers vos parents. Je vous invite à méditer les mots suivants : notre rôle en tant qu’enfant est d’apprendre à faire confiance à nos parents et d’apprendre à pardonner à nos parents.

Faire confiance à nos parents est primordial et c’est possible en comprenant que leur rôle est de nous protéger mais que c’est protection nécessairement imparfaite du fait de l’imperfection humaine. Nos parents nous amènent progressivement vers l’âge adulte en nous aidant à prendre sur nous le poids et la tension de la vie (chose que nos parents prennent plus ou moins totalement en charge lorsque nous sommes enfants et qui nous permet de vivre dans la légèreté ou l’insouciance pour les enfants à la sensibilité normale / pour les enfants à haute sensibilité, l’acuité de leur conscience peut leur donner l’impression d’un vertige et comprennent que leurs parents ne voient pas tout cela, ce qui accroît l’angoisse et l’insécurité).

Pardonner à nos parents est la deuxième chose essentielle. C’est en acceptant leur part d’imperfection que nous pouvons nous connecter à l’amour qu’ils nous ont portés et que nous pouvons adopter un regard plus lucide et voir ce qu’ils ont fourni d’effort et de tendresse dans notre éducation. Nous pouvons aussi pardonner les manquements, les absences, les lacunes de nos parents qui sont l’expression de cette imperfection.

Que faire aujourd’hui si nous ressentons encore ces séquelles d’impuissance et d’insécurité en nous une fois adulte ?

Il est important dans ce cas de cultiver et fortifier en soi le sentiment vivant d’être en capacité de gérer sa vie et d’agir sur la vie. Prendre un temps chaque jour afin que ce sentiment s’épaississe, se fortifie et s’ancre profondément dans la psyché afin qu’il y demeure stable même dans les moments de la vie où le doute pourrait s’inviter à nouveau.

Je vous propose un exercice pratique que vous pouvez télécharger en vous abonnant à ma newsletter. Si vous êtes déjà abonné(e), vous le recevrez dans votre boîte cette semaine.

Prenez soin de vous,
Je vous dis à bientôt.

Lucie

C'est tout à fait normal de se poser la question et au cours de notre échange, je serai honnête avec vous. Je vous dirai ce qu'il est possible ou ce qu'il n'est pas possible de faire.

Je vous rappelle sous 24H (hors week-end)