Alors que je contemple le crépuscule hivernal et ce disque d’ocre de feu descendre doucement sur la ligne d’horizon, je me rappelle que notre regard de chair ne saisit de ce monde que sa densité et quel spectacle pour lui lorsqu’il voit un roi déchu de son zénith, un souverain de feu devant s’incliner lui aussi au soir venu dans un concert de couleurs embrasant le ciel dans son dernier souffle de lumière.

Nos anciens frémissaient-ils alors de voir disparaître sous la ligne terrestre cet astre de feu auparavant si puissant et de le voir s’éteindre ainsi sans plus de résistance ou bien comprenaient-ils que derrière cette vision enflammée se produisait un spectacle beaucoup plus profond, plus vivant et beaucoup plus lumineux en réalité ? Comprenaient-ils qu’ils leur étaient donné pendant ses nuits sans lune et sans nuage de contempler la voie lactée, de saisir la grandeur de tous ces soleils lointains venant caresser doucement de leur lumière de vie infinie les rondeurs de notre Terre et les perles de leurs yeux ?
Comprenaient-ils que la lumière de ces astres se faisait l’écho d’une lumière bien plus proche, bien plus intérieure en vérité ? Et que dans cette apparente distance avec ces étoiles, un désir émergeait doucement des profondeurs de leurs êtres ?

Un désir puissant pouvant prendre naissance entre distance et proximité, entre densité et subtilité, un désir de lumière, un désir de feu jaillissant du cœur, le désir de vouloir rassembler, rapprocher, d’unifier l’existence dans sa pleine lumière, un désir de vouloir embraser l’univers de cette lumière qui veut grandir en nous.

Entendaient-ils le chant serein et palpable de leur cœur leur murmurer que toute la chaleur vivante du soleil n’avait jamais disparu, qu’elle était toujours présente là juste au creux de leur propre cœur ?

Entendaient-ils l’appel de leur propre cœur a venir s’élever haut dans leur ciel intérieur et à rayonner en roi céleste ?
Alors que nos yeux de chairs sont les témoins de la fin d’un règne solaire à chaque fin de jour, notre cœur lui voit le déploiement constant de la vie dans son champ d’éternité. Notre cœur saisit de tous ces sens l’appel constant de la lumière, de la vie immortelle qui siège ici-même au creux de notre cœur et au delà des frontières infinies de l’univers.
Ici, dans le temple sacré de notre cœur mûrit un feu céleste immortel, brûle un feu vivant solaire qui n’a pour seul désir, pour seule volonté que de rayonner sa lumière sans attendre de raison, sans attendre de justification.

Car nous sommes feu solaire, nous sommes vie solaire, nous sommes amour solaire, voilà la vérité de notre essence et chaque battement de notre cœur est un appel à intensifier la vibration solaire de la vie et à la rayonner sans cesse.
Alors sillonnons les chemins de la vie terrestre sans quitter de notre conscience la réalité de notre essence, arpentons les sentiers de l’incarnation en affirmant à chacun de nos pas la lumière que nous sommes et la lumière que nous voulons devenir.

Et si notre humanité nous fait parfois oublier qui nous sommes, la vie déploie continuellement des trésors de beauté à contempler pour nous permettre de revenir à notre source et pour redécouvrir les contours et toute la profondeur du visage de l’amour.

De la force tranquille des montagnes à la puissance silencieuse de l’aigle royal arpentant son royaume céleste, de la grandeur solaire du soleil à son zénith au doux scintillement des étoiles, la vie, la nature nous offrent un tableau vivant dont nous pouvons louer toutes les richesses, toutes les beautés, les saveurs, les parfums à chaque instant.

Alors contemplons toujours et encore l’abondante richesse de la vie dans toutes ces formes, toutes ces apparences, dans toutes ces nuances, et soyons saisis par tant de pureté, par tant de simplicité, par tant de finesse et de magie.
Humble et ardent, voici nos compagnons pour notre voyage dans l’infini sous la divine guidance des Maîtres, des Anges et de notre Père Divin.

C'est tout à fait normal de se poser la question et au cours de notre échange, je serai honnête avec vous. Je vous dirai ce qu'il est possible ou ce qu'il n'est pas possible de faire.

Je vous rappelle sous 24H (hors week-end)