Comprendre avant de transmettre
Le magnétisme est entré dans ma vie bien avant que j’imagine qu’il puisse un jour devenir mon métier.
Enfant, je sentais déjà qu’il y avait quelque chose de particulier dans mes mains, sans pouvoir réellement l’expliquer. Un jour, mon père a simplement posé un mot dessus : le magnétisme. Il m’a expliqué que cela se manifestait notamment au niveau des mains.
Ce mot a été une révélation. Non pas parce qu’il m’apprenait quelque chose que je ne ressentais pas déjà, mais parce qu’il donnait enfin un nom à une réalité que je percevais sans la comprendre.
J’ai commencé à expérimenter seule, en rapprochant mes mains, en les éloignant, en observant la chaleur, les sensations de densité, cette impression de tenir parfois comme une balle entre mes paumes.
C’était le début d’une recherche qui, finalement, ne s’est jamais arrêtée.
Observer, expérimenter,
chercher à comprendre
Pendant longtemps, pourtant, tout était assez confus.
Je mélangeais le magnétisme avec beaucoup d’autres phénomènes que je ne savais pas encore distinguer. J’expérimentais avec un pendule improvisé, je cherchais à percevoir ce qui émanait des autres, je découvrais progressivement que certaines de mes perceptions semblaient concerner leur état physique ou émotionnel.
À l’adolescence, mes expérimentations se sont élargies. Avec une amie, j’ai notamment commencé à explorer ce que nous appelions alors la transmission de pensée. D’autres expériences ont suivi autour de la perception et de l’intuition.
Je ne disposais évidemment d’aucune grille de lecture pour comprendre tout cela. J’observais simplement ce qui se produisait.
C’est une constante de mon parcours : lorsqu’un phénomène m’interpelle, j’ai besoin de l’observer, de l’expérimenter, puis d’essayer de comprendre ce qui se passe réellement.
Vers 16 ans, j’ai tenté pour la première fois d’utiliser volontairement mon magnétisme sur quelqu’un qui s’était brûlé. L’expérience m’a déstabilisée : la sensation de chaleur s’est fortement amplifiée sous mes mains et la personne ressentait elle aussi davantage la brûlure. Manquant totalement d’expérience et de confiance, j’ai arrêté.
Quelque temps plus tard, à la suite d’un accident de voiture, j’ai moi-même consulté un magnétiseur. Nos échanges m’ont permis de comprendre que certaines réactions ressenties pendant un soin pouvaient être plus complexes que je ne l’avais imaginé.
Mais il me manquait toujours l’essentiel : comprendre ce que je faisais.
De premières réponses…
et beaucoup de nouvelles questions
À 21 ans, en 2003, je me suis tournée vers le Reiki.
À cette époque, le magnétisme me semblait encore entouré d’un immense brouillard. Les ouvrages que je trouvais proposaient des prières, des gestes ou des protocoles à reproduire, mais répondaient rarement à la question qui m’intéressait le plus : pourquoi ?
Le Reiki m’a apporté ce dont j’avais alors besoin : un cadre, une structure, des pratiques précises qui me permettaient enfin d’expérimenter avec méthode.
Je l’ai pratiqué pendant plusieurs années, jusqu’à devenir moi-même enseignante en 2011.
Cette période a joué un rôle important dans mon apprentissage. En pratiquant beaucoup et en échangeant régulièrement des séances, j’ai notamment appris à mieux identifier mes propres perceptions. Je pouvais parfois ressentir dans mon corps une douleur ou un malaise qui correspondait à ce que l’autre personne me décrivait. Peu à peu, des phénomènes que j’avais connus auparavant sans savoir les interpréter commençaient à trouver leur place dans une compréhension plus structurée.
Mais avec l’expérience, certaines explications qui m’avaient initialement servi de cadre ne correspondaient plus suffisamment à mes propres observations.
J’avais besoin d’aller plus loin.
Revenir au magnétisme,
mais autrement
À partir de 2012, je reviens pleinement au magnétisme avec une posture très différente de celle de mes débuts.
Je rencontre des praticiens, j’échange avec eux, je les observe travailler. Et surtout, je cesse progressivement d’attendre que quelqu’un me fournisse toutes les réponses.
Je conserve d’abord certaines structures de soin que je connaissais déjà, tout en utilisant exclusivement mon propre magnétisme. Puis ma pratique évolue à mesure que mes observations s’affinent.
Je découvre également que les capacités énergétiques peuvent être travaillées et développées par l’exercice. C’est une étape déterminante pour moi.
Je commence alors une période de développement particulièrement intense. Je m’entraîne, j’expérimente en séance, j’observe les réactions, je compare. Mes perceptions deviennent progressivement plus fines et mon rayonnement magnétique se développe.
Ma manière de travailler évolue elle aussi profondément. Je m’intéresse de plus en plus au rôle central de la tête dans mes soins et j’oriente progressivement ma pratique autour du cerveau et de ce que je considère, dans mon approche, comme les grandes voies de régulation du système énergétique.
Vu de l’extérieur, mes séances peuvent sembler assez simples : j’observe, je travaille principalement au niveau de la tête, j’interviens ailleurs lorsque cela me paraît nécessaire, puis j’observe de nouveau.
Mais intérieurement, ma perception de ce qui se passe devient de plus en plus précise.
Et cette recherche continue encore aujourd’hui.
De la pratique à la transmission
Il me faudra pourtant attendre 2020 avant de commencer à enseigner le magnétisme.
Ce délai n’est pas un hasard.
J’ai toujours eu besoin de comprendre suffisamment une pratique avant de pouvoir la transmettre. Savoir reproduire un geste ne me suffit pas. J’ai besoin de savoir ce que je fais, pourquoi je le fais et d’être capable de répondre aux questions que cela peut susciter.
Lorsque j’ai commencé mes premières formations, j’avais surtout envie de partager ce que j’avais compris.
La pédagogie n’était d’ailleurs pas nouvelle pour moi. Dans mon précédent métier, dans le domaine des assurances, une grande partie de mon travail consistait déjà à expliquer, accompagner, faire le lien entre différents interlocuteurs ou aider des professionnels à mieux maîtriser leurs outils.
J’aimais déjà rendre les choses compréhensibles pour permettre à l’autre de devenir plus autonome.
En commençant à enseigner le magnétisme, j’ai retrouvé ce plaisir, mais dans un domaine qui me passionnait profondément.
Et j’ai découvert autre chose : enseigner m’obligeait à poursuivre mes propres recherches.
Expliquer clairement suppose d’aller beaucoup plus loin que savoir faire. Les questions des élèves, leurs différences de perception, leurs difficultés et leurs expériences m’ont poussée à préciser toujours davantage ce que j’avais compris.
L’enseignement est ainsi devenu l’un des moteurs de l’évolution de ma propre pratique.
La naissance du
Magnétisme Chirodynamique®
Au fil de ces années de pratique et d’enseignement, une évidence s’est progressivement imposée : ma façon de pratiquer le magnétisme était devenue suffisamment structurée et identifiable pour nécessiter d’être clairement nommée.
Dans mon approche, le praticien n’attend pas qu’une énergie extérieure le traverse et ne se contente pas non plus de laisser passivement son énergie agir.
Le travail repose sur l’utilisation volontaire du rayonnement des centres énergétiques des mains.
Cette distinction était devenue centrale dans tout ce que j’enseignais.
La main
La force mise en action
J’ai donc cherché un terme capable de décrire précisément cette pratique : chiro, la main ; dynamique, la force mise en action.
Ainsi est né le Magnétisme Chirodynamique®.
Ce nom ne marque pas la fin de mes recherches. Il donne au contraire une identité à une méthode qui continue d’évoluer et de se préciser à mesure que ma propre compréhension progresse.
Aujourd’hui, mon ambition est de poursuivre ce travail de structuration et de faire progressivement du Magnétisme Chirodynamique® une référence francophone dans l’apprentissage et la compréhension du magnétisme.
Du magnétisme
à la psychoénergétique
Une autre branche de mon travail s’est structurée beaucoup plus récemment : la psychoénergétique.
Elle trouve pourtant ses racines très loin dans mon parcours.
Depuis l’adolescence, j’expérimente des perceptions que je ne rattache plus aujourd’hui au magnétisme : perceptions intuitives, images intérieures, ressentis ou parfois simplement cette impression très particulière de savoir ce qui se passe sans passer par une sensation physique.
Pendant longtemps, toutes ces perceptions se sont mêlées.
C’est progressivement, et surtout au cours de ces dernières années, que j’ai commencé à isoler volontairement ce qui relevait pour moi du magnétisme et ce qui pouvait relever d’une action de la psyché.
Mes consultations sont devenues un véritable terrain d’observation. Sur de courtes séquences, avant d’utiliser mon magnétisme, j’ai commencé à expérimenter uniquement par l’intention : observer, poser une intention précise, percevoir ce qui se modifiait — ou ne se modifiait pas — puis reproduire l’expérience.
Ces observations m’ont progressivement conduite à distinguer différents modes de fonctionnement, notamment ce que j’appelle aujourd’hui les profils bioénergétiques et psychoénergétiques.
La psychoénergétique ne m’a donc pas demandé de reconstruire toute ma compréhension de l’énergétique. Le socle existait déjà grâce à toutes mes années de recherche sur le magnétisme.
J’avais découvert un autre mode d’action.
Lorsque cette pratique est devenue suffisamment claire, expérimentée et structurée pour que je puisse l’expliquer et répondre aux questions qu’elle suscitait, j’ai appliqué exactement la même règle que pour le magnétisme : elle pouvait être transmise.
J’ai ainsi commencé à enseigner la psychoénergétique à l’automne 2025.
Comprendre, développer,
transmettre
Avec le recul, mon parcours n’a jamais vraiment suivi une ligne droite.
J’ai expérimenté, adopté certains cadres, remis en question ce que je pensais avoir compris, changé ma façon de pratiquer, puis recommencé à observer.
Et c’est probablement ce qui me définit le mieux aujourd’hui.
Je ne considère pas mes connaissances comme figées. Je continue mes exercices de développement, mes observations et mes recherches. Lorsque je compare mes perceptions actuelles à celles que j’avais cinq, dix ou quinze ans auparavant, la différence est considérable.
Mais cette recherche n’aurait pas beaucoup de sens pour moi si elle devait rester personnelle.
J’aime comprendre.
Et j’aime encore davantage rendre compréhensible.
Il y a un moment que j’aime particulièrement dans l’enseignement : celui où je vois apparaître chez quelqu’un cette petite étincelle de lucidité qui signifie que quelque chose vient enfin de prendre sens.
C’est également ce qui m’anime en consultation.
Derrière les techniques, les perceptions et les connaissances, il y a toujours pour moi une rencontre humaine. Écouter suffisamment pour comprendre l’autre, respecter son fonctionnement, ce qu’il traverse et ce qu’il est prêt à recevoir.
Parce qu’au fond, ma recherche de compréhension ne s’arrête pas au fonctionnement de l’énergétique.
Elle concerne avant tout l’humain.
Je cherche à comprendre l’autre pour qu’il puisse, à son tour, mieux se comprendre.
Que ce soit dans un soin ou dans une formation, mon intention reste la même : transmettre ce que je peux apporter avec chaleur et respect, mais surtout donner des clés dont chacun puisse réellement s’emparer pour devenir plus autonome, plus solide et continuer à grandir par lui-même.